Salaire, rémunération, dividende, revenu… WTF !?

Salaire, rémunération, dividende, revenu… WTF !?

Salaire, rémunération, dividende, revenu… ce sont beaucoup de mots différents qui désignent tout un tas de façons de gagner de l’argent… Et il en manque encore d’autres mais nous ne nous intéresserons qu’à ceux-là car ce sont ceux qui sont en rapport avec une entreprise.

Que signifient-ils ? La différence est-elle claire pour vous ?

Voyons déjà le plus simple : le revenu est un terme générique. Il regroupe tous les autres termes. Facile !

Ensuite, si vous êtes salarié, comme son nom l’indique, vous touchez un salaire. Sur ce salaire, vous allez payer des charges sociales, séparées en 2 parties sans réelle signification ou impact. Les charges « salariales » et les charges « patronales ». Ce découpage tente de faire croire que certaines de ces charges sont payées par l’entreprise et que les autres le sont par le salarié. Il n’en est évidemment rien puisque aucune d’entre elles n’auraient été payées si le salaire n’existait pas. Ces charges sont donc entièrement déduites du revenu du salarié qui se contentera d’un salaire net bien inférieur. Il faut savoir que les charges sociales totalisent environ 84 % du salaire net lorsque aucun mécanisme de réduction de charges ne s’applique (bas salaire, etc). Elles regroupent principalement vos cotisations pour la retraite, la santé, la CSG, la CRDS, le chômage et les allocations familiales. Le paiement de ce salaire est associé à l’émission d’une fiche de paie qui vous est remise. Le salaire est annuel, payé par mensualités, et vous donne droit à tout un tas de bénéfices comme les congés payés et autres joyeusetés.

Si vous êtes travailleur non salarié (ou TNS), un statut particulier duquel dépendent les gérants majoritaires de SARL et les entrepreneurs individuels, dans ce cas, vous touchez une rémunération. Cette dernière peut être versée à votre bon gré, une fois par an, ou en plusieurs fois, avec les montants que vous souhaitez. Elle est également soumise à charges sociales mais celles-ci n’ouvrent pas les mêmes droits que pour un salarié. Pas de chômage, pas de rémunération en cas de maladie, couverture santé inférieure… Mais, cependant, ces défauts ont un autre avantage : des cotisations bien inférieures. Sur votre salaire net, vous payerez environ 45 % supplémentaires en charges.

Enfin, le dividende est le moyen pour une entreprise de rémunérer le risque lié à l’investissement. Il s’agit d’une somme unique décidée par l’entreprise (par exemple 10 000 €) qui est ensuite forcément reversée aux associés (ou actionnaires) au prorata de leur participation dans l’entreprise (un associé ayant, par exemple, 60 % des parts de l’entreprise touchera donc dans l’exemple 6 000 €). Contrairement aux salaires et aux rémunérations, il est versé par l’entreprise après paiement de son impôt sur les sociétés et ne s’impute donc pas aux bénéfices. Il est également soumis au paiement de charges sociales assez élevées mis à part pour les SAS qui bénéficient pour le moment d’avantages intéressants à ce sujet (pour combien de temps encore ?). D’autre part, comme déjà évoqué dans l’article précédent sur les statuts « La SASU : le choix en or pour un freelance ? », substituer une forme de revenu du travail (salaire / rémunération) par un dividende n’est pas sans risque.

J’espère que ce petit article aura pu vous aider à mettre de l’ordre au milieu de toute cette terminologie barbare !

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